La plupart des isolants utilisés dans le bâtiment à l’exception des revêtements réflectifs sont des isolants dits de masse. Leurs propriétés thermiques sont directement liées à leur épaisseur. Les isolants de masse fonctionnent selon un des trois principes de transfert d’énergie thermique, la conduction. Plus un isolant de masse est épais, plus il freine le transfert d’énergie thermique d’un côté à l’autre de ses parois. La valeur remarquable dans le cas d’un isolant de masse est R (m²K/W), c’est le rapport entre l’épaisseur du matériau (en mètre) sur la conductivité thermique λ (lambda exprimé en W/mK). Plus l’épaisseur est importante, plus R est élevé. Est considéré comme isolant (de masse) un produit dont le R est supérieur à 0.5m²K/W.

Mais la conduction n’est qu’un des trois modes de transfert d’énergie. Applicable pour un transfert dans un matériau solide ou liquide, la conduction n’est pas valable lorsqu’il s’agit d’air ou de liquide (fluide) (on parle alors de convection), ou de rayonnement (radiation).

Or un bâtiment est soumis à ces trois phénomènes. En période hivernale, le bâtiment devra conserver le plus possible la température de confort intérieure obtenue par une ou plusieurs sources de chauffage.Le transfert d’énergie se faisant par convection dans l’air (et/ou rayonnement selon le type de chauffage), puis par conduction dans les parois.

A l’inverse, en période estivale, la température extérieure peut largement excéder la température intérieure de confort. Il est donc nécessaire pour éviter ou diminuer l’utilisation d’un climatiseur, de limiter les apports de calories au bâtiment. Ceux ci (les apports de calories) se faisant alors principalement sous forme de radiation (rayonnement solaire) et dans une moindre mesure de convection par l’air chaud en périphérie du bâtiment concerné.

Un revêtement réflectif (ou barrière thermique, ou peinture isolante) fonctionne sur le principe du rayonnement, et particulièrement de l’infrarouge proche. Ses propriétés physiques lui permettent de stopper quasiment toute la chaleur transmise par le soleil au bâtiment. La valeur remarquable est Rs (réflectance solaire, exprimée en %). Elle correspond à la quantité d’infrarouge renvoyée. Un revêtement réflectif parfait aurait une valeur de 100%. On considère qu’à partir de 65% un revêtement est réflectif. Avec 94,6%, le revêtement PLANET SUPRA possède le meilleur Rs du marché.

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(Ex: Températures relevées sous une toiture avant et après traitement avec PLANET SUPRA)

On peut dire qu’un revêtement réflectif est un isolant. En effet, selon les principes physiques évoqués précédemment la fonction isolante d’un revêtement réflectif est avérée et efficace. Néanmoins, parce que cette technologie n’est pas encore rentrée dans tous les référentiels normatifs nationaux (CSTB pour la France), et que l’enjeu économique est considérable (surtout pour les producteurs d’isolant de masse), le terme “isolant” relève plus aujourd’hui d’une appellation commerciale (en l’associant à un R donc à une épaisseur) qu’à une définition technique et scientifique complète. Comme les revêtements réflectifs (appliqués sous forme de peinture) ont une épaisseur inférieure au millimètre et fonctionnent sur le principe radiatif, la résistance thermique R ne peut s’appliquer. Un revêtement réflectif est un isolant lorsque le transfert thermique s’effectue par radiation (ex: bâtiment chauffé par les rayons du soleil).